vendredi 7 octobre 2016

La vérité sur la guerre civile en Syrie

Début 2011 se déclenche la Guerre civile syrienne dans le cadre du Printemps arabe qui se prolonge encore aujourd'hui. En juillet 2013, l'ONU estime que la guerre a déjà fait plus de 100 000 morts, dont plus de 60 000 soldats gouvernementaux. En avril 2014, l'OSDH, une ONG syrienne rebelle, en compte plus de 150 0008. En août 2015, le nombre de morts est estimé à 240 000 pour les estimations les plus basses, avec 2 millions de blessés, 4 millions de réfugiés et 7,6 millions de déplacés à l'intérieur du pays : soit plus de la moitié de la population en fuite à cause du conflit, plus de 11 millions. Source : Wikipédia.

Le 1er juin 2015, j'avais publié ici l'article "François Hollande soutient le terrorisme islamique".


La France arme El Nosra et Daech

Je rappelle brièvement ceci : 

Le Président François Hollande a confirmé dans un entretien avec Le Monde le 19 août que la France a livré et continue de livrer des armes directement aux « rebelles » de l’Armée Syrienne Libre (ASL) dans le cadre de sa guerre par procuration pour renverser le régime du Président Bachar al-Assad.

Selon Hollande, la France a envoyé des canons, des mitrailleuses, des lance-roquettes et des lance-missiles anti-blindés aux militants qui combattent contre le gouvernement du président syrien, Bachar al-Assad. Un envoi qui s’est produit en 2012 malgré l’embargo sur les armes en vigueur.
L’embargo de l’Union Européenne sur la livraison d’armes aux militants soutenus par les puissances étrangères en Syrie a été en vigueur de mars 2011 à mai 2013.
Le livre révèle également une série de décisions diplomatiques et militaires prises par le gouvernement français contre le gouvernement syrien. Des mesures prises aussi bien sous la houlette de François Hollande que de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.
L’une des mesures prévues consistait en un bombardement aérien, en août 2013, quand le gouvernement syrien avait été accusé d’avoir employé des armes chimiques. Une mesure tombée à l’eau lorsque Washington et ses alliés occidentaux en furent empêchés par un accord diplomatique qui prévoyait que la Syrie éliminerait son stock d’armes chimiques à la mi-2014.


Laurent Fabius , El Nosra fait du bon travail

Le Front Fatah al-Cham ou Jabhat Fatah al-Sham, anciennement le Front al-Nosra ou Jabhat al-Nosra, est une organisation armée terroriste islamiste d'idéologie salafiste djihadiste affiliée à Al-Qaïda de 2013 à 2016, apparue en 2012 dans le contexte de la guerre civile syrienne. Principalement présent dans le nord-ouest de la Syrie, le groupe est également actif au Liban. De novembre 2013 à juillet 2016, il prend également le nom d'Al-Qaïda en Syrie ou Al-Qaïda au Levant et devient l'un des plus importants groupes rebelles de la guerre civile.
Fondé et dirigé par Abou Mohammed al-Joulani, le Front al-Nosra est formé par des membres de l'État islamique d'Irak, mais il refuse en 2013 la fusion pour former l'État islamique en Irak et au Levant. L'organisation prête alors directement allégeance à Al-Qaïda, qui désigne alors al-Nosra comme sa branche syrienne. Le Front al-Nosra rompt avec al-Qaïda d'un commun accord le 28 juillet 2016 et change à ce moment de nom. Le groupe est placé en mai 2014 sur la liste de l'ONU des organisations proches d'Al-Qaïda, liste instituée dans le cadre de la résolution 1267, datant de 1999 et visant à lutter contre le terrorisme. Source : Wikipedia

Mais pourquoi François Hollande voulait-il à tout prix renverser Bachard al-Assad ?

Dès 2007, le Qatar, a pour objectif de vendre son gaz à la France, mais surtout, celui plus lointain et plus important de construire un gazoduc direct qui relierait le Qatar à l’Europe, traversant l’Arabie saoudite, la Turquie puis les Balkans. Il a investi largement notre pays en s’offrant des palaces, des entreprises, des clubs de foot, etc., dans l’unique but de se rendre populaire.
Le problème majeur se situait près de chez eux, car entre l’Arabie saoudite et la Turquie, il lui était obligatoire de traverser l’Irak et la Syrie.
L’Irak étant en guerre, comme on le sait, les Qataris et les Saoudiens n’ont eu comme seule ressource que de proposer à Bachar El Assad de construire ce gazoduc en Syrie.
Allié des Russes, El Assad a refusé ce partenariat qui allait forcément priver la Russie de son énorme atout stratégique et énergétique contre l’Europe.
Le Qatar et l’Arabie saoudite décidèrent donc, par rétorsion, de consacrer quelques milliards à la création de milices terroristes en Syrie, dans l’objectif d’aboutir à la destitution de Bachar El Assad, et dans l’éventualité que son successeur, très probablement un islamiste, accepterait comme seule obligation de sa prise de pouvoir, la construction de ce gazoduc.
Ainsi ces deux pays arabes ont financé très largement Al Nosra, branche d’Al Qaïda en Syrie, et la guerre civile a éclaté.

Syrie

Les services secrets européens, les barbouzes de la DGSE, avec l’accord des USA, organisaient un coup d’État en Ukraine.
Quelques milliers de mercenaires offraient ce pays à une junte pro-occidentale.
L’objectif premier était de rendre coup pour coup à la Russie, qui avait eu l’audace de s’opposer à la coalition quelques mois plus tôt et qui s’imaginait devenir une super puissance avec laquelle il allait falloir désormais compter.
Constatant que l’Arabie saoudite finançait ouvertement les islamistes, l’Iran, qui se voulait l’allié des pouvoirs légitimes en place, aussi bien en Syrie qu’en Irak, et qui était en conflit permanent avec les Saoudiens, organisa une révolte armée au Yémen contre l’Arabie saoudite. Elle débuta en mars 2015.
Ces deux pays, Iran et Arabie, s’opposaient dès lors sur trois fronts : Syrie, Irak et Yémen avec toujours comme objectif principal l’exploitation des deux poches de gaz : « North Dome » et « South Pars ».
Bachar El Assad, face à de grosses difficultés militaires sur les différents terrains d’opérations, où son armée opposait de moins en moins de résistance aux rebelles et aux islamistes, demanda aide et assistance à Poutine, qui prit la décision, il y a quelques mois, d’intervenir lourdement avec son aviation et quelques troupes au sol afin de le soutenir.
L’issue de la guerre changea immédiatement de camp et, toujours avec l’aide des Kurdes dans le nord, ses alliés involontaires qui luttent pour leur propre cause, l’armée syrienne reprit progressivement le dessus.
Les attentats, ciblés ou non, organisés partout dans le monde par les terroristes de l’État islamique, obligèrent les démocraties occidentales à changer leur fusil d’épaule.
Ne pouvant plus s’opposer ouvertement à l’habile Poutine qui gagnait, dans un premier temps, la guerre médiatique en Occident, avant de la gagner sur le terrain, elles prirent fait et cause pour le régime de Bachar El Assad (à l’exception de la France, toujours hostile, qui réserve ses frappes et son intervention au territoire irakien).
Toutes ces guerres, ces centaines de milliers de morts, ces massacres, ces attentats, ces crimes, ce barbarisme, pour la construction d’un gazoduc qui ne verra jamais le jour et dont on ne reparlera jamais plus.


La guerre contre kadhafi et contre Bachar el Assad part 1/2


La guerre contre Kadhafi et contre Bachar El Assad Part 2/2

J'espère qu'un jour François Hollande et son gouvernement répondront de leurs actes.

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